Je suis un moins que rien. Pourquoi a t-il rit alors qu'il me défend à l'ordinaire ? Pourquoi une telle débâcle ? Il me gouaillait jamais, lui ! Pourquoi aujourd'hui ?
Mes rouflaquettes barraient ma vue. De toute façon, il n'y avait rien d'autre à voir d'autre que le résultat de mon humiliation.. Pourtant, il était ma sylphide, celui qui me réconforte quand ses amis me pourrisaient (sans le savoir, bien sûr)... Mais peut-être que je me suis trompé, qu'il est comme James et Sirius...
En ce moment je rêve d'être appuyer contre une margelle, elle cédererait et je tomberais dans un puit pour que j'oublis et qu'on m'oublis. Je fis donc d'ample libation pour oublier que j'aimais Remus et pour oublier qu'il avait rit de mes cheveux. Ce soir je n'étais pas montrable. J'étais moins qu'un odalisque et personne pour me réconforter... même sans le savoir...
Je décidais finallement de me resaissir et le lendemain je repris pied. Aujourd'hui j'allais ceuillir le guilledou. Quel optimime ! Je ne me reconnaissais pas. J'étais comme la fleur, finallement, je m'étiolais dans le noir...
Je me regardais dans la glace, je m'y trouvais princier. Peut-être trop, mais qu'importait, j'étais amoureux ! Je sortais donc, du dortoir à l'heure où je savais qui j'allais y croiser. J'étais en ataraxie pour la première fois de ma vie... et le dernière.
Dérrière moi, de grands éclats de rire. Je passai de l'ataraxie à l'asthénie. Une main se posa sur mon poignet et m'emporta dans un couloir. Je vis que Lupin était au bout de ce bras. Déjà ce qui s'y trouvait dans mon pantalon commençais à s'agiter. J'aurais aimer proroger cet instant pour bavarder plus longtemps avec Remus mais j'étais tout à lui.
Il se retourna en tous sens pour voir si nous étions suivit et me dit tout bas:
- Je suis désolé, je...
Il s'arrêta. Il regardait ma main qui n'avait pas quitter la sienne. Il me regarda, mal-à-l'aise. Je compris que je n'avais pas d'autre choix, je le lâchai et m'assit vite contre le mur cachant mon sexe qui s'était très tendu. Une goutte de sueur roula sur ma joue. Je n'osai pas le regarder, je croyai qu'il avait compris ma gêne. Néanmoins il continua de parler:
- N'écoute pas James et Sirius. Ignore-lees, ils sont immatures, tu sais.
Mon coeur battait la chamade. Il s'était mis à mon niveau, tenait mes genoux pour tenir en équilibre, j'étais si près de ses lèvres... Ses mots n'étaient que vacuité dans mon coeur...
- Evite-les aussi...
Je ne l'entendais plus... Je devenais zooïde mais mon instinct reprit le dessus:
- Abruti, casse-toi, c'est eux qui viennent me chercher !!!!!!!!!
Je ne le regardais pas. C'était impossible. Peut-être que ma voix m'avait trahis.
Je sentais quelque chose d'humide sur mes lèvres. Je tressaillai. C'était Remus. Mes yeux s'humidifièrent tant j'étais ému. Sa langue me caraissait mes lèvres. Je ne savais plus où mettre mes mains. J'avais peur de me prendre à un pari ou une nouvelle humiliation.
Mais il me prit dans ses bras et me fit oublier tout danger. Il roula sa langue dans ma bouche de façon si...
- ARGHHHHHHH !
Remus dut interrompre. Il me poussa contre le mur et se redressa. C'était James et Sirius au bout du couloir. Remus dit d'une lâcheté que je ne connaissais pas:
- Vous vous rendez compte de ce qu'il m'a forcé les gars ?
Je fut hébété. Je n'arrivais ni à parler ni à bouger tant l'injustice me fouetta. Je sentais que j'allais passer un terrible quard d'heure...